
Violeta y El Jazz
Le ténor Emiliano Gonzalez Toro, le pianiste Thomas Enhco, le trompettiste David et leur jazz-band latino célèbrent une légende de la folk sud-américaine : la chanteuse chilienne Violeta Parra, qui inspira Joan Baez comme U2, et porta à travers le monde la voix des opprimés.
Né en Suisse de parents chiliens, Emiliano Gonzalez Toro ne pouvait qu’être bercé par les chansons de Violeta Parra, qui vécut souvent au pied des Alpes quand elle s’éloignait de celui des Andes. Paris fut un autre de ses ports d’attache.
Dans la poudrière sociale qu’était l’Amérique latine au milieu du 20e siècle, le ton direct de ses textes et de ses balades à la guitare marqua un premier sommet de la protest song, avant que les États-Unis reprennent le genre dans les années soixante, le mâtinant de l’héritage de la folk anglo-saxonne. Violeta ne verrait que les prémisses de ce nouvel élan, comme de celui, plus sombre, du retour des dictatures en Amérique du Sud. En 1967, elle se donnait la mort avant d’avoir atteint ses cinquante ans. Pour rendre hommage à cette icône latino, son jeune compatriote n’a pas voulu se contenter d’un décalque musical, sans doute parce que la simplicité de cette voix survolant les accords de guitare était inimitable. Il a préféré solliciter le triple talent de pianiste jazz et classique et de compositeur de son compère Thomas Enhco qui a écrit de nouveaux arrangements. Ce qui a permis de révéler de nouvelles polyphonies à travers des mélodies et des voix, portés par les claviers, les cuivres, les percussions et les cordes.
Distribution
Chant Emiliano Gonzalez Toro
Piano Thomas Enhco
Voix Paloma Pradal, Pancho Gonzalez, Mathilde Etienne
Trompette David Enhco
Contrebasse Jeremy Bruyères
Percussions Edwin Sanz
Cuatro venezolano Leo Rondon
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